CAN 2025 : Le Sénégal brave l’injustice et force son destin pour décrocher sa deuxième étoile

Dans une finale de la CAN 2025 marquée par la tension, la polémique et des décisions arbitrales contestées, le Sénégal est sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois. Après un but annulé et un penalty accordé au Maroc dans les dernières secondes, refusé par les Lions, le jeu a été interrompu un instant. Mais en prolongation, Pape Gueye a inscrit le but décisif, offrant au Sénégal sa deuxième étoile.
Progressivement, les Lions ont pris l’ascendant. Plus justes techniquement, plus dangereux dans les trente derniers mètres, les hommes de Pape Thiaw se sont procuré les meilleures situations de cette première période. La première alerte est venue sur corner, lorsque Pape Gueye s’est élevé plus haut que tout le monde au second poteau. Sa tête puissante semblait filer au fond, mais Yassine Bounou, impérial, a sorti un arrêt réflexe exceptionnel pour maintenir le Maroc en vie. Quelques minutes plus tard, le gardien marocain s’est encore illustré. Sur une contre-attaque éclair, Jackson lance parfaitement Iliman Ndiaye dans le dos de la défense. Seul face au but, l’attaquant sénégalais croise sa frappe, mais Bono traîne la jambe au dernier moment et détourne le ballon du bout du pied. L’occasion la plus nette de la mi-temps. Le Sénégal comptera au total quatre tirs cadrés, dont deux occasions franches, confirmant une légère domination dans le jeu, notamment grâce à la mobilité de Ndiaye et à l’impact de Mané sur le côtéLe Maroc n’a pas été absent pour autant. Bien en place défensivement, les Lions de l’Atlas ont surtout cherché à exploiter les coups de pied arrêtés, l’une de leurs forces depuis le début du tournoi. Sur corner, Aguerd est passé tout près d’ouvrir le score, manquant le ballon de quelques centimètres alors qu’il était idéalement placé aux six mètres. Dans le jeu, Saibari, Ezzalzouli et Hakimi ont tenté d’apporter le danger par des projections rapides, mais la défense sénégalaise, bien organisée autour de Niakhaté et Mamadou Sarr a globalement bien résisté. À la pause, le score de 0-0 reflète l’intensité et l’équilibre global de cette finale, mais le Sénégal peut nourrir quelques regrets au vu des occasions manquées. Le Maroc, lui, peut remercier un Bono décisif, sans qui l’issue aurait pu être différente…

