Can Maroc-2025 : Les Sélectionneurs Les Mieux Payés Du Tournoi, Pape Thiaw Loin Du Sommet

Alors que la Coupe d’Afrique des nations 2025 bat son plein au Maroc, les projecteurs ne sont pas braqués uniquement sur les joueurs. Les sélectionneurs des équipes engagées occupent eux aussi le devant de la scène, soumis à une énorme pression à l’approche des matchs à élimination directe.
Derrière les bancs de touche se cachent des profils variés : anciens internationaux, techniciens formés en Europe ou purs produits des écoles locales. Des différences qui se reflètent également dans leurs rémunérations.
Le 21 décembre dernier, le média spécialisé « Sportune » a dévoilé une estimation des salaires des sélectionneurs présents à la CAN, confirmant des informations déjà révélées fin 2024 par « Le Monde ». Comme lors de la précédente édition, l’Algérie domine largement ce classement.
À la tête des Fennecs, Vladimir Petkovic reste le sélectionneur le mieux rémunéré de la compétition. Le technicien helvético-bosnien toucherait environ 135 000 euros par mois, un montant conséquent, même s’il demeure inférieur au salaire de son prédécesseur Djamel Belmadi, qui percevait près de 205 000 euros mensuels avant son départ après la CAN-2024.
Malgré cet investissement financier important, l’Algérie a vu son parcours s’arrêter prématurément en quarts de finale. Selon plusieurs médias algériens, Petkovic aurait néanmoins bénéficié de primes substantielles pour avoir qualifié les Verts à la CAN et à la Coupe du monde 2026, estimées respectivement à 100 000 et 400 000 euros.
Cette première place n’est guère surprenante au regard des moyens financiers de la Fédération algérienne de football (FAF), considérée comme l’une des plus puissantes du continent.
Plus étonnante est la position de Walid Regragui, sélectionneur du Maroc et grand favori du tournoi. Le coach des Lions de l’Atlas occuperait la quatrième place du classement, avec un salaire compris entre 70 000 et 90 000 euros par mois.
En fin de contrat en 2026, l’homme qui a conduit le Maroc jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde 2022 bénéficierait toutefois de nombreuses primes liées aux performances, ce qui viendrait compenser un salaire inférieur à celui de plusieurs techniciens des grandes nations africaines.
Devant Regragui figurent Hugo Broos et Émerse Faé, tous deux crédités d’environ 75 000 euros mensuels. Le Belge, sacré champion d’Afrique avec le Cameroun en 2017, reste très apprécié dans le continent pour son expérience. Quant à Emerse Faé, héros de la dernière CAN remportée par la Côte d’Ivoire en 2024, il a vu sa cote exploser après son incroyable parcours, alors qu’il n’était initialement qu’entraîneur intérimaire.
Le Top 5 est complété par Éric Sékou Chelle, actuel sélectionneur du Nigeria. L’ancien international malien toucherait environ 55 000 euros par mois.
Malgré l’élimination des Super Eagles dans la course à la Coupe du monde 2026, Chelle conserve la confiance de la fédération nigériane. À la CAN, son équipe réalise un parcours convaincant, confirmant la pertinence du choix des dirigeants nigérians.
De son côté, Pape Thiaw, sélectionneur du Sénégal, est loin de figurer parmi les techniciens les mieux rémunérés du tournoi. Une situation qui contraste avec le statut des Lions, pourtant habitués aux sommets continentaux ces dernières années. Un écart salarial qui relance le débat sur la valorisation des entraîneurs africains, souvent moins bien payés que leurs homologues expatriés, malgré des résultats probants.


